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é³Ùé Quotes

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Jean de la Fontaine
“La Cigale, ayant chanté
Tout l'Été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien ! dansez maintenant. »”
Jean de La Fontaine

Annie Ernaux
“Un é³Ùé immense comme ils le sont tous jusqu'à vingt-cinq ans”
Annie Ernaux, A Girl's Story

“La fraîcheur du citron qui éclate en bulles glacées contre le palais, le léger tintement des glaçons contre le verre, le parfum, entêtant de la peinture; tout faisait tournoyer le ciel dans une étrange spirale d'azur laqué et de blanc translucide.”
Perrine Tripier, Les guerres précieuses

“Le vert vif de l'herbe; qui éclaboussait les pieds et chatouillait les yeux, donnait envie de s'y allonger, de se renverser pour contempler les cimes, pendant des heures. Il n'y a rien de tel pour se sentir vivre que de presser son dos contre la terre, et de laisser les tiges venues des entrailles du monde s’entremêler aux cheveux, nos doigts enfoncés dans la chair friable de l'écorce des choses.”
Perrine Tripier, Les guerres précieuses

“J'aimais l'odeur de la maison, un mélange d'huile de lin, de lavande séchée et de feu de cheminée. Quand on revenait de nos vacances, nos habits étaient imprégnés de ce parfum un peu sauvage de campagne, et j'essayais toujours de ne pas mettre tous mes vêtements à laver au retour pour pouvoir garder cette délicieuse odeur plus longtemps. C'était pour moi celle du bonheur et de la liberté. Quand je fermais les yeux, parfois, comme appuyant sur un bouton mystérieux, j'arrivais à la restituer, mais de manière si fugace que cela me serrait le cÅ“ur.”
Mélanie Edwards, Un é³Ùé en liberté